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Kanban pour un cabinet de gestion de patrimoine : mode d'emploi

À faire, En cours, En attente, Terminé, et une colonne En retard qui change tout : comment un cabinet de gestion de patrimoine met en place un kanban simple et le fait vivre.

Le kanban vient de l'industrie, puis du développement logiciel. Il a fini par s'imposer partout où une équipe doit suivre un flux de tâches sans que personne ne se demande chaque matin « où en est-on ? ». Un cabinet de gestion de patrimoine est exactement ce genre d'équipe : des dizaines de dossiers ouverts, plusieurs personnes, des délais, des attentes de retour client ou de compagnie. Voici comment l'appliquer sans en faire une usine à gaz.

Le principe en une phrase

Un kanban est un tableau à colonnes. Chaque tâche est une carte. La carte avance de gauche à droite au fur et à mesure qu'elle progresse. L'état du travail se lit d'un coup d'œil, pour tout le monde, sans réunion ni tableur.

La force du kanban n'est pas dans les colonnes elles-mêmes, mais dans ce qu'elles rendent visible : les tâches qui s'accumulent, celles qui stagnent, celles qui n'ont pas de responsable. Ce qui était implicite devient un fait sur un écran.

Les colonnes qui fonctionnent pour un cabinet

Inutile d'inventer un flux complexe. Quatre colonnes couvrent l'essentiel du travail d'un cabinet, et une cinquième joue un rôle particulier.

À faire

Tout ce qui a été identifié mais pas encore commencé : préparer un rendez-vous, générer une lettre de mission, relancer un prospect, actualiser un dossier. C'est la réserve de travail de l'équipe. Une colonne « À faire » qui déborde est un signal utile : soit il faut prioriser, soit il faut renforcer.

En cours

Ce sur quoi quelqu'un travaille effectivement. Cette colonne devrait rester courte. Un conseiller qui a douze cartes en cours n'en a en réalité aucune : il jongle. Limiter volontairement le nombre de cartes en cours par personne est l'une des règles les plus efficaces du kanban.

En attente

La colonne la plus précieuse pour un cabinet. Une part importante du travail dépend d'un tiers : un client qui doit signer, une compagnie qui doit répondre, un document à recevoir. Ces tâches ne sont ni à faire, ni en cours. Les laisser dans « En cours » fausse la lecture, les sortir du tableau les fait oublier. « En attente » leur donne une place, et la date d'entrée dans la colonne indique depuis combien de temps on attend.

Terminé

Ce qui est fait. Cette colonne sert autant au moral de l'équipe qu'au suivi : voir le vendredi ce qui a été accompli dans la semaine a une vraie valeur. Elle se vide périodiquement, par exemple chaque lundi.

En retard

Cette colonne n'est pas une étape du flux : c'est une alerte. Toute carte dont la date limite est dépassée y apparaît, quel que soit son état. Elle donne une réponse immédiate à la question qui compte le lundi matin : qu'est-ce qui aurait déjà dû être fait ? Un tableau sans cette colonne oblige à parcourir toutes les cartes pour trouver les retards. Avec elle, ils sautent aux yeux.

Trois informations par carte, pas davantage

Une carte kanban surchargée devient illisible. Trois informations suffisent à rendre le tableau opérationnel.

  • L'importance : un niveau simple, par exemple normal, important, urgent. Elle permet de trier les cartes dans chaque colonne et de savoir par quoi commencer. Elle ne remplace pas la date limite : une tâche peut être importante sans être pressée.
  • L'assignation : la personne responsable. Une carte sans responsable est une carte que personne ne fera. Dans un cabinet, l'assignation règle aussi la répartition entre conseillers et assistants : qui prépare, qui valide, qui envoie.
  • La date limite : la date à laquelle la tâche doit être terminée. C'est elle qui alimente la colonne « En retard ». Une tâche sans date limite ne sera jamais en retard, ce qui est précisément le problème.

À ces trois informations s'ajoute naturellement le client concerné, quand il y en a un. Une carte reliée à une fiche client permet d'ouvrir le dossier en un clic depuis le tableau, et de retrouver la tâche depuis la fiche.

Un kanban ne sert pas à faire plus de choses. Il sert à ne plus se demander ce qu'il reste à faire.

La vue tableau, pour ceux qui préfèrent les listes

Le kanban ne convient pas à tout le monde, ni à toutes les situations. Certains collaborateurs préfèrent une liste triée par date limite. Un dirigeant qui veut voir toutes les tâches de l'équipe, tous statuts confondus, a besoin de filtrer par personne, par client ou par importance, ce qu'une liste fait mieux qu'un tableau à colonnes.

La bonne approche consiste à proposer les deux vues sur les mêmes données : le kanban pour le suivi du flux, la vue tableau pour l'analyse et le tri. Une tâche déplacée dans le kanban change de statut dans le tableau, et inversement. Dans ARC, les deux vues sont accessibles d'un clic l'une vers l'autre, et les tâches générées automatiquement, comme les retards d'actualisation, y apparaissent au même titre que celles créées à la main.

Mettre en place le kanban dans le cabinet

  1. Commencez avec les quatre colonnes de base. N'ajoutez pas de colonne tant qu'une situation réelle ne l'exige pas.
  2. Exigez une date limite et un responsable sur chaque carte. C'est la seule discipline non négociable.
  3. Passez le tableau en revue une fois par semaine, en équipe. Dix minutes suffisent : les retards, les cartes en attente depuis trop longtemps, la charge de chacun.
  4. Videz « Terminé » à chaque revue, après avoir pris le temps de le regarder.

Après quelques semaines, le tableau devient le point de rendez-vous naturel de l'équipe, et la question « où en est ce dossier ? » cesse d'être posée à voix haute.

Pour voir le kanban et la vue tableau fonctionner sur des tâches réelles de cabinet, réservez une démonstration d'ARC.

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